Enfance

« I have a dream » : un rêve d’éduc…

dreamJ’ai un rêve…

Le rêve qu’un jour, les foyers deviendront des lieux où la transmission du savoir-être (se connaître, s’écouter, vivre en relation avec l’autre, développer de l’empathie, favoriser la coopération, choisir des options gagnant-gagnant,…) aura autant d’importance et prendra autant de place que celle du savoir-vivre (respect des règles, respect de l’adulte,…) et du savoir-faire (se laver, ranger sa chambre, mettre la table, faire ses devoir,…).

Le rêve qu’un jour, les enfants y seront reconnus dans leur globalité comme des êtres de besoins, qui apprennent et découvrent la vie avec leur regard néophyte. Qu’il sera possible pour eux de parler, de se dire et surtout d’être entendus, tels qu’ils sont et non tel que l’on voudrait qu’ils soient.

Le rêve qu’un jour, les punitions ne seront plus utilisées et que les éducateurs seront davantage outillés pour développer leur créativité et trouver des réponses qui permettront aux enfants d’impulser un réel changement qui viendrait d’eux et non de l’extérieur.

« La punition sert – éventuellement – au maintien de l’ordre, non à créer une ambiance psychologique de motivation au changement personnel. » – Christophe André

Le rêve qu’un jour, les éducateurs reconnaitront et valoriseront les qualités de l’enfant au lieu de s’attarder sur ses fragilités qui sont aujourd’hui souvent considérées comme des défauts. Des éducateurs qui auront le souci de créer et d’entretenir des relations humaines grâce auxquelles les enfants pourront apprendre à être authentique, à être eux-mêmes et à faire des erreurs (qui leur permettent d’apprendre) sans courir le risque d’être jugés, étiquetés ou rejetés et ainsi développer leur confiance en eux, en l’adulte, en le monde.

Le rêve qu’un jour, les éducateurs auront intégré que l’enfant modélise sur lui et qu’ils ajusteront par conséquent leur posture en congruence avec les valeurs qu’ils défendent. Des éducateurs pour qui étiqueter, culpabiliser, juger, entretenir des rapports de force, confondre la personne et le comportement feront partie du passé.

Le rêve qu’un jour, on développera des formations dans lesquelles la théorie et les « savoir-vérités » laisseront de la place à l’expérimentation, à l’introspection, à l’initiative, à la créativité individuelle et singulière de chacun. Que ces formations, favoriseront l’aspect relationnel et qui leur permettront de développer leurs propres postulats, de développer leur propre pédagogie, de trouver leur propre « distance relationnelle » (oserais-je dire « proximité relationnelle » ?) en fonction de qui ils sont parce qu’on leur aura donné la possibilité de se découvrir eux-mêmes. Qu’ils apprendront à se libérer de leurs préjugés et de leurs croyances pour guider l’enfant vers le chemin qui est le sien.

Le rêve qu’un jour, il sera possible de voir l’enfant dans toute sa globalité et de l’accompagner dans la singularité qui le caractérise. Et non plus uniquement comme un enfant faisant partie d’une collectivité pour qui l’accompagnement des besoins relationnels est presque identique pour chacun.

L’espoir que je suis en train de contribuer à tout cela…

« Entre le rêve et la réalisation, disait ma grand-mère, il y a seulement un pas à franchir en dehors de sa tête et un geste à faire en dehors de ses habitudes pour cheminer autrement avec un autre. » – Jacques Salomé

passéavenir

Texte inspiré du texte de Jacques Salomé intitulé « J’ai rêvé d’une école… »

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s