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L’odyssée de l’empathie – Mail de Michel Meignant

Je vous partage un mail envoyé par Michel Meignant au sujet du reportage : « L’odyssée de l’empathie ». J’y ai inséré les lien vers les sites adhoc, n’hésitez pas à cliquer dessus, vous ferez sans doute de belles découvertes 🙂 !

meignant

Bonjour,

Je suis Michel Meignant, médecin et défenseur des droits de l’enfant.
Je m’adresse à vous aujourd’hui pour vous parler d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur : la violence éducative ordinaire.

La violence éducative ordinaire est cette forme de maltraitance d’apparence anodine, qui débute quand des parents laissent un bébé pleurer sans le consoler, seul, dans le noir.
Elle peut ensuite se manifester par des claques, des fessées, des cris et des humiliations, soi-disant pour le bien de l’enfant. Elle touche l’humanité toute entière et être pour une large part à la source de ses malheurs.
J’ai commencé à m’occuper de violence éducative ordinaire en 2009, après avoir lu le livre d’Olivier Maurel « Oui, la nature humaine est bonne ».
J’ai alors réalisé un film avec Mário Viana sur ce sujet que j’ai appelé « Amour et châtiments ».
Ce film fut projeté, en première au 24e colloque la FF2P, le 23 octobre 2010. Il a fait depuis l’objet de nombreuses projections suivies de débat avec le public, tant en France qu’à l’étranger.

Le temps a passé. De nouveaux livres sur ce sujet sont parus, entre autres :
L’âge de l’empathie de Frans de Waal,
Plaidoyer pour l’altruisme de Matthieu Ricard,
Pour une enfance heureuse de Catherine Guegen,
Semeur d’espoirs de Pierre Rabhi,
La ferme des enfants, de Sophie Rabhi-Bouquet,

Approchant chacun à leur manière le sujet de la violence éducative ordinaire, ces ouvrages tissent aujourd’hui les liens entre psychologie, sciences de l’éducation, physiologie et neurobiologie.

Ce foisonnement nous a donné l’énergie de tourner un deuxième film, encore plus documenté et – je l’espère – encore plus démonstratif et convainquant, afin d’éradiquer dans notre pays la violence éducative ordinaire faite aux enfants.

Pour réaliser ce film d’investigation, Mário Viana et moi avons utilisé le processus de financement participatif Touscoprod.
Nous avons reçu à ce jour le soutien de plus de 500 coproducteurs. Ils nous ont permis de réunir les 2/3 du budget nécessaire à la production du film et au tournage.

Grâce à ces contributeurs, nous avons pu rencontrer et filmer en France :
– Matthieu Ricard, docteur en génétique, moine bouddhiste et écrivain qui démontre que les hommes sont de super coopérateurs.
– Pierre Rabhi, essayiste, agriculteur écologiste et philosophe, qui fait le lien entre empathie entre les hommes et empathie pour la planète.
– Sophie Rabhi-Bouquet, créatrice de l’école de « La ferme des enfants » dans les Cévennes qui a fondée une école où est pratiquée la pédagogie de la bienveillance, sans note et sans punition.

Venant de Belgique, Thomas d’Ansembourg, psychothérapeute, qui nous montre que « notre nature n’est pas la violence, mais l’expression de la violation de notre nature ».

Catherine Gueguen, pédiatre, qui explique qu’il est possible maintenant d’observer les conséquences physiologiques des traumatismes sur le développement cérébral des enfants, et constate comment ils guérissent quand ils sont maternés avec amour.
Les enfants élevés sans fessée, sans cri, sans humiliation, voient, lors de leur croissance, leur cerveau s’enrichir d’un plus grand nombre de neurones que les enfants maltraités.

Pour Muriel Salmona, psychiatre spécialisée en psychotraumatologie et victimologie, interdire les violences éducatives est non seulement une affaire de respect de droits fondamentaux, mais également de santé publique !

Nous sommes allés :
– En République démocratique du Congo Kinshasa pour rencontrer Claudine André qui materne  ses bonobos du sanctuaire « Lola ya bononos » (Le paradis des bonobos).
– En Caroline du Nord aux USA pour voir Brian Hare et Vanessa Woods, primatologues spécialistes des bonobos.
– Dans le désert du Kalahari en Namibie au sud de l’Afrique, pour voir les buschmen, qui vivant encore comme les chasseurs-cueilleurs de la préhistoire ne battent pas leurs enfants.

Venant de Suède, Marion Cuerq, jeune réalisatrice du film « Si j’aurai su, je serai né en Suède » montre comment les enfants sont pris en considération et combien il fait bon grandir dans ce pays où les châtiments corporels sont interdits par la loi (1979) depuis 36 ans.

Comme vous le voyez, nous avons réuni des documents d’une richesse fantastique.
Mais beaucoup de travail d’explication reste à faire en France.
C’est pourquoi, une fois le film terminé, nous lancerons « Opération empathie », une vaste campagne de sensibilisation sur le terrain pour faire bouger les lignes et lever le voile sur la violence éducative ordinaire et ses conséquences dramatiques pour les enfants, les femmes, les hommes et la société.

Venez nous rejoindre aujourd’hui sur « Touscoprod ».
Visionnez notre film annonce.
Contactez-nous pour devenir « ambassadeur » et réaliser, avec l’appui de l’association « Les parents d’amour », une projection du film « L’Odyssée de l’empathie » suivie d’un débat.
Et faites circuler ce message autour de vous.

D’avance merci.
Bien chaleureusement.

Docteur Michel Meignant,
président d’honneur de la Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse (FF2P).

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2 réflexions au sujet de « L’odyssée de l’empathie – Mail de Michel Meignant »

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