Education positive·Enfance·Parentalité

« Votre enfant, votre miroir », extrait du texte d’Arianne Bruijn

Extrait d’un excellent article : « Votre enfant, votre miroir » d’Arianne Bruijn (mère et coach aux Pays-Bas) paru dans le n°1 du magazine topissime Happinez

Rédaction : Comment pouvons-nous aider nos enfants dans leur développement ?

(…) Il ne faut pas tomber dans le piège de prendre un enfant pour un projet trop sérieux, pour lequel nous devons travailler dur, être performants. Il est très agréable de faire des papouilles à son enfant, de faire semblant de se battre avec lui, de se lancer des défis mutuels, de lui faire découvrir la nature. Il gagnera en confiance en lui et apprendra à se connaître à travers la connaissance du monde : ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas, ce qui lui convient ou pas. N’essayez pas de lever ses incertitudes, ni de résoudre les problèmes à sa place. Laissez-le commettre des erreurs, cela lui permettra d’apprendre. Évitez d’être excessivement à cheval sur les grands principes de manuels d’éducation, de recourir trop vite à des solutions toutes prêtes, voire à des médicaments, même s’ils sont homéopathiques. Souvenez-vous de ceci : c’est précisément lorsque vous vous tiendrez légèrement à l’écart, en dehors de son champ de vision, que vous lui donnerez confiance en lui et qu’il pourra trouver lui-même la solution pour surmonter les obstacles qu’il rencontrera dans sa vie.

Rédaction : Il est pourtant nécessaire de fixer des limites de temps à autre…

Entre la deuxième et la quatrième année, les enfants entrent dans la grande phase du « non ». Tout le monde est passé par là. Vos enfants partent à la recherche de leurs propres possibilités. Si vous leur répétez sans cesse d’être sages et obéissants, que vous faites constamment l’éloge de cette attitude, soit votre enfant finira par s’y conformer, soit au contraire, il deviendra encore plus contrariant. S’il s’adapte, vous vous exposez au risque que cette attitude s’érige en modèle. L’enfant gardera alors peut être, en apparence, son côté obéissant et respectueux dans sa vie d’adulte, mais il conservera aussi ce « non » en lui, qui se traduira par exemple par de terribles accès de colère, certes passagères, mais irrépressibles. Si cette personne a ensuite elle-même des enfants, elle aura tendance à faire la même chose : leur fixer des limites, les façonner en enfants sages et soumis*. Tandis que les uns s’adapteront à cette situation et oublieront à la longue leurs propres envies et leurs propres désirs, les autres refuseront obstinément de s’engager dans cette voie. (…)

* Je me permets un petit ajout à cette partie du texte :
Le parent peut en effet consciemment ou pas reproduire le même schéma, tout comme il peut également vouloir prendre le contre pied de sa propre éducation en produisant un schéma inverse, à savoir ne fixer aucune limite et souhaiter que l’enfant vive une liberté que le parent n’a pas pu vivre. Et ceci, à des échelles différentes selon chaque individu, selon chaque relation

Un idéal étant de parvenir à se retrouver soi, dans son plein potentiel, avec ses émotions authentiques afin de ne plus faire ses choix éducatifs par soumission ou par rébellion aux injonctions de ses parents, mais parce que ces choix, conscients, ont du sens pour l’adulte que nous sommes devenu.

Relations miroirs

Tout n’est ceci-dit pas si linéaire et les relations éducatives ne sont pas si causales, mais bien plus globales que cela. Cela donne toutefois un point de repère pour comprendre certains mécanismes relationnels.

 

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3 réflexions au sujet de « « Votre enfant, votre miroir », extrait du texte d’Arianne Bruijn »

  1. Merci pour cet article sur ce sujet passionnant. Je m’y retrouve pleinement (la petite fille sage qui a étouffé trop de non !), et maintenant, maman à mon tour d’un petit garçon de 2 ans, je suis confrontée à mon envie de le laisser s’affirmer et les relents de mon éducation rigoriste. N’arrivant plus à gérer cette tension, j’ai décidé de commencer une psychanalyse (pour régler d’autres choses aussi). La parentalité secoue tellement de choses en nous …

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    1. Oh que oui, tirataghuri, je suis tellement d’accord avec vous et me retrouve bien dans votre témoignage. Le tiraillement entre les vieux schémas et les valeurs/l’aignement avec notre vision actuelle peut parfois nous mener la vie dure !
      C’est bien plus facile en tant que pro d’appliquer les compétences relationnelles et émotionnelles présentées sur ce blog qu’avec mon propre fils 🙂 Bonne route avec vous même !

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