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En quoi une connaissance de soi affinée permet à l’éducateur d’accompagner avec plus d’efficacité un enfant difficile ?

Question du soir, bonsoir !

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En quoi notre cheminement intérieur est-il important dans l’accompagnement que nous proposons aux enfants que nous accueillons ?
Pourquoi apprendre à me connaître et à développer une vie intérieure riche est bénéfique pour les jeunes qui partagent mon quotidien ?

 

 

Chaque éducateur arrive avec son histoire, ses limites et ses ressources

En tant qu’éducateur, nous sommes amenés à côtoyer des enfants ou des adolescents dont le comportement peut nous mettre en difficulté. Par « nous », j’entends soit Moi en tant qu’individu soit l’équipe à laquelle j’appartiens. Et j’imagine qu’en tant qu’acteur éducatif ou social, il vous vient en mémoire un ou plusieurs visages d’enfants ou d’adolescents avec lesquels les relations sont ou ont été compliquées, sur lesquels vous ne parven(i)ez pas à avoir de prise.

Ce sont des enfants qui rejettent l’autorité, se rebellent, n’écoutent pas ce que leur disent les adultes, ne respectent pas les règles, n’en font qu’à leur tête ou encore s’expriment avec une grande intensité et peuvent mettre en difficulté à la fois l’adulte mais également leurs pairs ou eux-mêmes.

Chaque adulte a un seuil de tolérance et d’acceptation qui lui est propre. Aussi, face à un comportement, nous n’allons pas avoir les mêmes ressentis, les mêmes représentations, les mêmes observations, les mêmes jugements, les mêmes hypothèses et par conséquent nous n’aurons pas non plus les mêmes réponses (finissons-en avec ce mythe de la posture commune qui veut que l’ensemble des adultes défendent les mêmes valeurs, ait les mêmes attitudes, les mêmes idées, les mêmes représentations de l’éducation).

Le seuil de tolérance de l’adulte définira ses réponses éducatives

Le seuil de tolérance de l’adulte qui accompagne un enfant est donc crucial pour la relation qui s’instaurera et pour les effets de nos interventions sur le jeune en question.

Si en tant qu’éducateur, j’ai un seuil de tolérance assez bas. Si j’émets des jugements sur les comportements des enfants et que je porte sur eux un regard binaire binaire : bien/mal – gentil/méchant – bon/mauvais – …, alors je ne vais me focaliser que sur le comportement pour le faire rentrer dans mon cadre de référence. Je ne vais pas rejoindre l’enfant dans ce qu’il est en train de nous exprimer à travers son comportement, dans ce qu’il est en train de vivre.

Si l’enfant développe tel comportement, il ne le fait pas volontairement contre l’adulte, dans l’unique but de nuire. Il a grandi dans un système dans lequel il a observé et intégré ce schéma de fonctionnement, ou alors il a mis en place des mécanismes de défense pour se protéger d’un environnement dans lequel il ne se sentait pas en sécurité. Et cela sans aucun jugement de valeur envers les familles, cela peut arriver dans n’importe quel foyer. Il le fait d’abord et avant tout pour lui, pour répondre à ses besoins, aussi maladroit que cela puisse paraître.

De la richesse intérieure (introspection) vers la richesse extérieure (relations)

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Si, en tant qu’adulte, j’ai une vie intérieure riche.
Si je suis au clair avec mes émotions, avec mes besoins, avec mes valeurs.
Si je suis aligné avec moi-même, que je connais mes limites et que je les respecte – et les fais respecter.
Si j’ai une capacité d’introspection qui me permet de me remettre en question, de prendre conscience de mes points faibles et de les dépasser pour les consolider et ainsi faire en sorte de ne plus me laisser happer par le même genre de situations.
Si je suis cet adulte, alors je serai en capacité de voir le jeune au-delà de son comportement, au-delà du masque qu’il cherche à nous montrer et qu’il s’est construit pour se protéger d’un monde qu’il a perçu comme inhospitalier.
Je saurai prendre le recul nécessaire pour observer avec bienveillance et empathie ce que le jeune est en train de mettre en place et je saurai que s’il agit ainsi c’est qu’il n’a pas d’autre ressource pour faire autrement.
Je ne prendrai pas contre moi les insultes, le refus d’autorité, les transgressions, le rejet ou toute autre attitude qui n’est qu’une manifestation d’un état interne que l’enfant ne peut exprimer autrement.
Je saurai aiguiser mon regard pour observer le processus qui est mis en place et non plus uniquement me centrer sur la forme ou le contenu.
J’aurai l’espace pour tenter de repérer quel est le besoin de l’enfant à travers ce comportement et quel message il cherche inconsciemment à faire passer.

Alors, je pourrai faire preuve de créativité dans mes interventions de manière à respecter l’autre dans sa singularité et à trouver une posture qui lui permette, petit à petit, de s’ouvrir et reprendre contact avec le monde qui l’entoure.
Je pourrai être dans l’intention de rejoindre l’enfant tel qu’il est sans avoir de projet sur lui.
Juste être là, présent et disponible pour pouvoir le guider sur son chemin.

Au plus je suis proche de moi, au plus je peux être proche de l’autre. Et je ne peux rejoindre l’autre qu’aux endroits où j’ai moi-même fait le chemin tout en ayant conscience que mon chemin n’est pas le sien.

Dès lors que je prends conscience et que je vis dans mon corps l’importance d’une émotion.
Dès lors que je suis en chemin pour identifier mes croyances limitantes et tenter d’avoir une vision du monde plus en accord avec qui je suis au fond de moi.
Dès lors que je vais repérer mes valeurs, mes freins, mes ressources.
Alors je vais grandir et pouvoir voir l’autre dans sa propre singularité. Si je repère quelles sont mes points de faiblesse et à quel endroit je réagis vivement dans les relations, je vais pouvoir cheminer avec ça jusqu’à consolider ces fragilités et ne plus me laisser happer par les conflits qui jadis me faisaient perdre pied.

Donc au plus je suis dans l’intention de m’accueillir, au plus je peux être dans l’accueil de l’enfant et ne voir ses comportements que comme des messages, des indicateurs de ce qui se passe en lui. Je ne serai plus dans la projection de mon propre monde intérieur. Et je vais pouvoir accepter que dans un premier temps, dans la relation, ça soit à sens unique.

Le rôle de l’adulte

L’enfant n’est pas là pour répondre à mes besoins, aux normes, aux codes sociaux. C’est moi, en tant qu’adulte, qui suis là pour l’aider à grandir, à s’ouvrir au monde et à reprendre contact avec son entourage. Et pour cela, il est nécessaire de réparer les fondements qui se sont fissurés ou qui n’ont pas été construits sur des bases solides.

Mon rôle est de l’aider à se construire selon sa personnalité, selon son monde intérieur à lui, ce qui aura pour conséquence qu’in fine, ses comportements que nous jugeons inadaptés vont d’eux-mêmes s’estomper car il n’aura plus besoin de ces stratégies inconscientes pour être vivant mais aura d’autres ressources à la place.

Cela lui permettra donc d’améliorer la qualité de ses relations avec ses parents, avec les adultes, avec ses pairs et surtout avec lui-même.

Une société dans le mental

Le fait est qu’en règle générale, les adultes que nous sommes n’avons pas appris à développer ces compétences humaines. Durant tout le temps de notre scolarité, le mental est mis à l’honneur en oubliant l’aspect émotionnel et relationnel de l’humain. Nous apprenons à analyser, évaluer, interpréter, juger, argumenter, chercher, intellectualiser… On grandit dans un monde qui nous apprend à avoir une vision linéaire et binaire des choses (bien/mal, bon/mauvais, cause/conséquence, comportement ok/comportement pas ok, …). Notre cerveau est conditionné pour voir les choses en tout noir ou tout blanc… et surtout ce qui ne va pas ! Et on ne voit pas tout ce qu’il se passe entre le tout noir et tout blanc, pourtant il y a une multitude de couleurs, il y a toute la palette des couleurs.

Plasticité cérébrale

Nous avons à la place développé des croyances sur nous, sur les autres, sur le monde, sur les relations, sur les émotions… Nous voyons le monde à travers nos propres lunettes en pensant que tout le monde porte les mêmes et en considérant notre vision du monde comme une vérité. Nous nous sommes nous aussi forgés une carapace.

Notre vision du monde influence notre posture et le regard que nous portons sur l’enfant

Une fois devenus adultes, et de profession éducateur, on arrive sur le terrain avec ce rapport au monde qui nous appartient et c’est à partir de ces filtres déformants que nous allons adopter une posture, prendre des décisions, émettre des hypothèses souvent considérées comme des vérités…

Face à un enfant qui va voir des comportements que nous allons juger comme inacceptables, qui ne rentrent pas « dans la norme » de ce que l’on attend d’un enfant, qui nous mène la vie dure, qui montre un comportement difficile à saisir, qui se rebelle, qui ne prend pas en compte nos propos, nos injonctions, nos demandes, nos règles, nous allons alors nous durcir.

Nous allons durcir nos décisions, notre cadre, notre posture. Et c’est chose somme toute assez logique : nous nous protégeons ou tentons de faire coller ce comportement avec une analyse qui correspond au système de référence que nous connaissons (de par ce que nous avons accumulé comme connaissances mentales et en rapport avec notre vision du monde et nos croyances).

L’enfant recevant une réponse rigide, il aura alors tendance à se renfermer davantage derrière sa carapace et son comportement s’en verra renforcé ainsi que sa difficulté se s’ouvrir à l’autre, au monde.

Et face à ce renforcement de comportement, l’adulte cadrera encore plus.

Pouvoir sur l’autre ou pouvoir avec l’autre ?

Et alors on rentre dans un cercle vicieux qui fait qu’à aucun moment on ne peut rejoindre l’enfant dans son univers. La relation instaurée prend la forme d’un rapport de force où il y aura un gagnant et un perdant. Un dominant et un dominé. Je vais chercher à avoir le dessus, à me faire respecter, à « raisonner » ce jeune, à me faire obéir non pas dans le sens d’une relation équilibrée adulte-enfant mais dans le sens d’une soumission à l’autorité. La rencontre ne peut pas se faire. Et si l’on part du postulat que ce qui est blessé dans la relation se répare dans la relation, ce qui est le postulat de base principal avec lequel je travaille, l’enfant ne pourra pas aller vers un changement de comportement qui viendra de lui (un changement pourra s’opérer, oui, mais de la même manière que si l’on tirait sur une fleur pour la faire pousser…).

hurtParfois, cet enfant ne manifestera pas tellement de comportement difficile mais sera au contraire un enfant sage, adapté, obéissant… complètement coupé de lui-même. Ces enfants passent souvent inaperçus car ils ne remettent pas en question l’autorité de l’adulte, ce dernier n’est donc pas touché, heurté, percuté et ne déploie pas son énergie pour le faire rentrer dans le cadre. Pourtant voilà ici un jeune tout autant – si pas plus – en souffrance.

La difficulté d’être un parent en chemin

Il arrive que les prises de conscience de nos propres limites nous apparaissent justement par le biais de comportements qui nous percutent. Ce sont des excellents indicateurs que nous avons des choses sur lesquelles nous pouvons cheminer. Car en règle générale, lorsque nous avons une fragilité quelque part, surtout dans le travail relationnel, elle surgit régulièrement dans nos rapport aux autres comme pour nous montrer qu’elle est là et qu’il serait temps que l’on s’occupe d’elle.

Cela peut être le cas de parents que nous accompagnons (ou de nous-mêmes en tant que parent). Cette situation intolérable va être un facteur déclenchant qui va le faire entrer dans un processus de remise en question personnelle. Quel que soit le stade où il en est, il est toujours bousculant de prendre conscience de nos modes de fonctionnement et de se rendre compte qu’ils ont contribué à maintenir le problème voir à l’entretenir. Ce n’est jamais confortable de remettre en question ses croyances, ses habitudes, de sortir de sa zone de confort, de traverser des choses qu’on avait jusqu’alors voulu éviter. Ils ont donc besoin d’être encouragés, vraiment, de manière tout à fait honnête et simple ! Même s’ils se trompent, reviennent en arrière, font des erreurs. Encourageons-les !

Le changement est interactionnel

Ce travail intérieur va faire que petit à petit, des zones d’eux-mêmes vont s’équilibrer, se réajuster, reprendre une place moins énergivore. Et à ce moment-là, il y a de fortes chances que par rapport à ce petit bout qui a été harmonisé, le comportement de l’enfant change de lui-même. Dans la relation, quelque chose va bouger.

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Il est essentiel de comprendre qu’un parent qui est dans cette démarche avec lui-même ne peut pas l’être en même temps avec son enfant. Le travail de guérison intérieur demande du temps et son énergie vitale est centrée sur son cheminement intérieur. Il aura donc besoin d’un soutien extérieur pour l’aider dans sa relation avec son enfant, on ne peut pas faire les deux en même temps. Je ne peux pas accompagner mon enfant là où moi-même je suis en train de me construire.

Chouette, un problème !

De la même manière, en tant qu’éducateur, je peux tirer profit de ces situations difficiles. En effet, si je me trouve face à un jeune avec lequel je me sens en difficulté, ce n’est pas nécessairement le jeune qui a un problème. La difficulté, c’est moi qui l’éprouve, qui la vit. Le comportement du jeune n’est qu’un élément déclencheur qui vient réactiver une fragilité qui est déjà présente en moi. Sinon, il n’aurait pas de prise là-dessus. Le jeune n’y peut rien de mon état interne, il n’en a pas la responsabilité (même si, évidemment, le fait de voir inconsciemment que l’adulte en face de lui est fragile à cet endroit-là va faire qu’il va venir chercher à s’engouffrer dans la brèche soit pour venir tester notre fiabilité, soit parce qu’il a besoin de sécurité et cherche où est la limite, soit parce qu’il veut confirmer une croyance qui lui indiquerait qu’il ne peut pas faire confiance par exemple). Le jeune qui est en face de moi n’est pas responsable de ce que je ressens. Il n’est pas responsable de mes fragilités, de mes zones d’ombre, de ma difficulté à poser une limite dans cette situation précise.

Aussi, je peux utiliser ces situations pour me demander : « quelle est la partie de moi qui est encore si fragile et qui est réactivée, réenclenchée face à ce genre de comportements ? », « à quel endroit j’ai un point faible que je peux venir consolider ? »

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Par exemple, face à un jeune qui cherche à remettre en question mon autorité et ne respecte pas les limites que je lui pose, je peux me sentir impuissante, démunie, sans ressource voire même incapable de me positionner. Avoir en face de moi quelqu’un qui cherche à prendre le dessus sur moi me met en situation de me suradapter et de perdre le contact avec l’adulte que je suis pour me connecter à la petite fille que j’étais jadis. J’ai alors l’information que j’ai à travailler sur cette difficulté que j’ai face à ce genre de comportements si je veux éviter que ça se reproduise à chaque fois que je serai en face d’une personne agressive ou autoritaire (et que ce soit dans ma vie personnelle ou ma vie professionnelle).

Educateur conscient

Et ce travail d’introspection que vous pouvez faire va venir enrichir votre pratique et votre posture professionnelle dans la mesure où cela vient réparer des zones de fragilité, ce qui va faire que vous ne serez plus embarqué malgré vous dans des jeux relationnels. Où alors au moins vous en aurez conscience et pourrez mettre en place des stratégies de protection pour réussir à rester connecté à votre Adulte si la situation se représentait.

Vous pourrez alors prendre ce recul dont je parlais tout à l’heure, dans les situations conflictuelles avec le jeune, vous pourrez observer les processus, ce que le jeune met en place, émettre des hypothèses sur ce qu’il cherche à exprimer à travers son comportement… et non plus uniquement dans les jugements, les pensées binaires de bon ou mauvais comportement, les évaluations, les interprétations sauvages, les analyses dépourvues de l’humanité dont l’enfant a besoin à ce moment-là et qui risque de vous couper de l’enfant et de l’enfermer dans des étiquettes qui l’enfermeront encore plus.

C’est un apprentissage qui demande du temps, et au plus vous le faites, au plus cela devient automatique… comme apprendre à rouler en voiture ou à faire du vélo… Au début on pense que ça sera évident… puis on se dit que finalement on n’y arrivera jamais jusqu’au jour où on se rend compte qu’on sait conduire sans l’avoir même réalisé.

L’enfant d’aujourd’hui est l’adulte de demain

Si l’enfant n’a pas cet adulte équilibré en face de lui, il va se renfermer. Ses blocages vont se renforcer, il va avoir du mal à être connecté à ce qui est vivant en lui, à savoir ses ressentis, ses sensations. Les difficultés d’apprentissage peuvent être liées à cette situation qui le bloque. Il va se focaliser sur les expériences douloureuses en se coupant totalement de celles qui réchauffent, qui font du bien, qui donnent goût à la vie.

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Ca donnera un adulte qui est en difficulté dans ses relations aux autres, au monde, avec lui-même. Un adulte qui manquera de confiance en soi, de sécurité intérieure, de courage et qui sera à son tour difficilement fiable et structurant.

Que choisissons-nous ?

Alors nous avons donc 2 options :

– Soit nous choisissons de conserver une posture que nous connaissons, qui nous sécurise, en utilisant la règle comme tiers et notre fonction d’éducateur pour légitimer notre autorité. Peut-être alors la situation stagnera, que l’enfant finira par capituler ou qu’il finira par être orienté ailleurs. Et si elle s’envenime, un soutien extérieur pourra être nécessaire.

– Soit nous choisissons de remettre en question nos certitudes et de partir du principe que l’éducation et les relations humaines ne sont pas une science absolue. Que j’ai à apprendre sur moi et sur l’autre chaque jour, à chaque rencontre, à chaque joie, à chaque moment difficile. Et que quand je vis une difficulté relationnelle avec un jeune – ou même avec une personne de mon entourage personnel ou professionnel -, je peux me demander comment cette situation peut me permettre de m’ancrer dans une posture encore plus alignée et efficace relationnellement. Ce qui n’est pas un doux voyage, pour petit à petit apprendre à prendre du recul sur les comportements des jeunes, ne plus se centrer uniquement sur les comportements symptômes qu’il faut chasser à tous prix mais au contraire les remercier de se manifester car ils nous donnent des informations précieuses pour aider le jeune en question. Choisir cette démarche-là nous permet d’évoluer à grand pas et faire des apprentissages essentiels sur la vie, les relations humaines, les émotions. Et, du fait d’en avoir fait l’expérience dans notre corps, avec nos tripes, nous pouvons alors utiliser cette expérience comme une ressource pour accompagner l’autre.

Je précise tout de même que le chemin par lequel nous passons n’est pas nécessairement le chemin par lequel les autres doivent passer ! Mais ça nous permet de prendre conscience de certains mécanismes. Que les choses ne sont pas figées, qu’elles ne sont pas linéaires (une cause = une conséquence ou une conséquence = une cause) mais globales, circulaires.

Donc en tant qu’adulte, le fait d’avoir une vie intérieur riche et en mouvement va me permettre d’accompagner avec plus de finesse et de pertinence les enfants sur le chemin qui est le leur (et encore une fois, qui n’est pas le mien) en développant un regard affiné non pas sur le contenu mais sur les processus relationnels. Et ainsi de rejoindre l’enfant là où il en est pour favoriser des relations authentiques de qualité qui seront le point de départ de changements de comportement.

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« Ce qui est blessé dans la relation se répare dans la relation »

 

 

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6 réflexions au sujet de « En quoi une connaissance de soi affinée permet à l’éducateur d’accompagner avec plus d’efficacité un enfant difficile ? »

  1. Bonjour Elodie,

    Merci beaucoup pour ce beau texte. Je sais déjà beaucoup de choses, mais combien il est difficile parfois de l’appliquer surtout à certains moments de fatigue où on perd un peu les pédales et aussi quand on doit se dépêcher et du coup « presser » les enfants dans tous les sens du terme ! …

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    1. Bonsoir Véronique,
      Je vous rejoins, ce n’est pas tous les jours évident et nous sommes des humains avant tout. En ce qui me concerne, c’est bien plus facile avec les enfants des autres ! Mais on n’a pas à être parfaits… Si déjà on prend conscience de nos erreurs, qu’on les corrige et qu’on répare la relation, alors on fait déjà un gros travail 🙂

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